Edito

L'édito de juillet 2008

Après un numéro de juin spécialement dévoué à la littérature et aux écrivains, les humoristes prennent le relais pour cette nouvelle édition de Gérard Magazine. Trois rigolos Gérard sont à l'honneur: Gérard Fourcade, actuellement au théâtre Rive Gauche à Paris dans son excellente pièce "Le secret du temps plié", Gérard Miller, psychanalyste cathodique qui fera ses débuts dans le one-man-show en septembre et Gérard Lauhent, plus connu sous le nom de Laurent Gerra. Le but du jeu est de deviner qui sont les deux des trois qui sont drôles malgré eux. Fastoche.

L'édito de juin 2008

Le gars là, juste à gauche, c'est John Kennedy Toole. Un américain qui se suicida en 1969, convaincu d'être un écrivain raté alors qu'il n'envisageait pas d'autre vocation, après s'être vu refusé partout le manuscrit de son roman "La conjuration des imbéciles". Le livre fut finalement publié en 1980 grâce à la persévérance de maman Toole, obtint le prix Pulitzer en 1981, et se vend chaque année depuis à des centaines de milliers d'exemplaires un peu partout dans le monde. Si le mot "génial" est toujours à prendre avec des pincettes tant il est devenu galvaudé, c'est pourtant celui qui convient le mieux à ce livre, génial de drôlerie, de subversion et d'élégance. Bref, si un prix littéraire visant à récompenser les livres passés inaperçus car ratés par la presse et boudés par le public était créé, John Kennedy Toole en deviendrait naturellement la mascotte. Et bien justement, ce prix existe, il s'appelle très logiquement le prix de l'Inaperçu, et c'est l'objet de ce nouveau numéro spécial de Gérard Magazine. 

Quel rapport avec le monde des Gérard? Il y en a plusieurs. D'abord, les trois organisateurs de ce prix sont des rédacteurs de Gérard Magazine (tous les trois à l'honneur dans ce numéro de juin): Benjamin Fau, alias Gérard Mensoif (et par ailleurs clavier du Big Gérard's Band), Nils Ahl alias Gérard du nord (et par ailleurs membre du jury des Gérard de la télévision et du cinéma), et votre serviteur alias Gérard Balette (lui même bardé de casquettes gérardesques). Ensuite, dans le jury de ce prix se cachent un autre rédacteur de Gérard Magazine (Etienne Bareth alias Gérard Çouille), ainsi que le fondateur de la cérémonie des Gérard du cinéma et de la télévision (Frédéric Royer alias Frédéric Royer) - ça va, vous suivez? Non? Allez donc prendre une aspirine - Un évènement hautement gérardesque donc, mais cependant du plus grand sérieux: non, ce n'est pas incompatible, comme nous l'explique notre invité du mois dans une interview qui présente l'évènement. 

Dédier notre édition de juin au Prix de l'Inaperçu, c'était aussi l'occasion rêvée pour un numéro spécial littérature, un domaine comme tant d'autres où le Gérard excelle et brille par son talent, même si en l'occurrence, il n'y excellera jamais autant que dans le sexe, qui fera justement l'objet de notre prochain numéro spécial, sortez les Kleenex. 

L'édito de mai 2008

Créée en 2006, l’académie des Gérard remet deux fois par an ses trophées en forme de parpaings dorés au pire de la production cinématographique et télévisuelle française. Deux ans seulement après la première cérémonie des Gérard du cinéma en février 2006 au Baron à Paris, ce joyeux événement a connu une relative consécration en devenant un show télévisé, le 10 décembre dernier sur Paris Première à l’occasion des deuxièmes Gérard de la télévision. C'est en direct sur le site internet de la même chaîne que seront diffusés le mardi 13 mai à 20 h 30 la troisième cérémonie des Gérard du cinéma en marge de l'ouverture du festival de Cannes. Pour l'occasion, Gérard Magazine dédie l'intégralité de son numéro de mai à ce prestigieux évènement: interview de son fondateur, bilan des Gérard de la télé 2007, tour d'horizon des autres "contre cérémonies" en France... le mois de mai sera Gérard ou ne sera pas ! Rendez-vous en juin, toujours en smoking, avec un numéro spécial littérature à l'occasion d'un évènement non moins gérardesque: la première édition du Prix de l'Inaperçu, un nouveau prix littéraire à découvrir sans tarder ici dont ma grosse bite, pardon, mon petit doigt me dit que les membres du comité organisateur ont à voir avec Gérard Magazine... affaire à suivre.

L'édito de mars/avril 2008

A en croire la presse magazine, l’homme d’aujourd’hui est un « métrosexuel », il « assume sa part féminine » à la grande satisfaction des marques de cosmétiques qui constatent une nette hausse de leurs ventes de « crèmes de nuit, masques exfoliants et autres soins pour hommes ». On nous dit que l’homme d’aujourd’hui « ne boude plus le plaisir de changer les couches de bébé », qu’il « n’aime rien tant qu’enfiler son tablier pour faire la cuisine »… Stop ! Il est plus que temps de remettre un peu de biceps et de testostérone dans le débat. Gérard Magazine en a fait sa mission, pour ne pas dire son sacerdoce: qu'il s'appelle Gérard Baste, Gérard Braquemart ou le Big Gérard's Band, cette nouvelle édition le prouve: l'homme 2.0 est né, et il s'appelle Gérard.  

L'édito de février 2008

Tout était prêt, textes, photos, dessins et pré-maquette, les zélés Gérard engagés dans l'aventure Gérard Magazine en papier pouvaient enfin goûter au repos mérité du travailleur honnête tandis que le fruit de leur labeur partait pour les rotatives. Mais. Car dans ce genre d'entreprise, il y a un toujours mais. Qui prit cette fois-ci la forme d'un "C'est trop troisième degré, votre truc, ça se vendra pas, faut me trashiser tout ça et me mettre plus de nichons, c'est à prendre ou à laisser." L'éditeur avait parlé. Les Gérard votèrent alors: à 8 voix contre 11, ils décidèrent l'abandon du projet plutôt que de le voir ainsi dénaturé. A quelque chose malheur est bon: le travail colossal effectué par vos humbles serviteur fournira de la matière pour presque une année de mise à jour du Gérard Magazine on-line, qui n'est donc pas prêt de mettre la clé sous la porte. Quant à la version papier, elle a été remplacée par un autre projet avec le même éditeur, avec du nichon cette fois, du petit, du gros, du en forme de pomme, de poire, de pastèque, de banane... mais c'est une autre histoire. 

L'édito de janvier 2008

"Gérard Magazine, c'est complètement débile, ça ne marchera jamais!", criaient en choeur les frileux défaitistes au lancement de la première édition de notre humble webzine. Cinq mois plus tard, alors que commence l'année 2008, Gérard Magazine est toujours dans la place, et pas prêt d'en bouger: dès le premier février prochain, Gérard Magazine se déclinera en effet en version papier, vendue en kiosque un peu partout en France et dans les pays limitrophes! Ce couronnement, lié à la relative médiatisation de nos pages dès leur apparition sur le web et au succès de la cérémonie des Gérard de la télévision dont nous avons abondamment parlé, n'en reste pas moins celui d'un prénom et des valeurs qu'il véhicule. Si, en 2008, il est possible de lancer un nouveau titre du nom de "Gérard Magazine" sur le marché pourtant exsangue et moribond de la presse écrite, c'est bien car l'avenir appartient aux Gérard et qu'à l'instar de la "petite entreprise" de la chanson de Bashung, le Gérard ne connaît pas la crise.

L'édito de décembre 2007

En décembre, pendant que des vieux barbus pédophiles en manteau rouge sortent des cadeaux multicolores d'une hotte, d'autres offrent des parpaings dorés. L'Académie des Gérard est en effet de retour pour la deuxième cérémonie des Gérard de la télévision le lundi 10 décembre au théâtre du Splendid, retransmise en directe sur Paris Première. Les représentants de cette prestigieuse académie revêtiront pour l'occasion smokings, noeuds papillon et chaussures Agnès B à 600 euros la paire pour remettre leurs trophées aux pires protagonistes de la production télévisuelle française en 2007. La cérémonie sera rythmée par un orchestre de prestige habillé en jeans tee-shirts, tout le budget costume ayant été dilapidé dans la location des smokings des animateurs. Bref, une soirée de gala hautement gérardesque qui nous a semblé justifier à elle seule un numéro spécial à l'organisation un peu chamboulée. On se retrouve le mois prochain avec les rubriques habituelles.

L'édito de novembre 2007

En guise d'éditorial, au nom de toute l'équipe de Gérard Magazine et en ma qualité de fondateur de ces humbles pages, je me contenterai de présenter mes plus plates excuses aux dizaines (centaines?) d'internautes qui nous ont écrit depuis la dernière mise à jour de ce site, et auquel je n'ai pas répondu faute de temps. Gérard Magazine n'est pas seulement victime de son succès, il a également mis le doigt dans quelque chose qu'il ne soupçonnait pas: une envie, un désir de Gérard, vibrant partout dans l'hexagone et même au delà des frontières françaises. Des Gérard belges, suisses, québécois nous écrivent, qui pour nous encourager, qui pour nous indiquer des informations gérardesques toujours précieuses. De nombreux Gérard aussi anonymes qu'illustres nous sont enfin révélés par eux-même ou par l'intermédiaires de leurs proches, et beaucoup méritent quelques lignes dans nos pages, quand ce ne sont pas des portraits ou interviews. Ils les auront, ce n'est qu'une question de temps. Celui de nous adapter à la mesure de cet appétit d'ogre. Le monde à faim de Gérard? Nous allons lui donner à manger!   

L'édito d'octobre 2007

Dans une interview au journal suisse Le Matin daté du 21 septembre dernier, le comédien Bernard Campan a déclaré: "Quand j'ai débarqué à Paris à 19 ans, je voulais être Gérard Philippe." Trente ans plus tard, l'ancien gagman des Inconnus fait l'unanimité au cinéma. Nominés aux César en 2003 pour le film "Se souvenir des belles choses", il triomphe aujourd'hui avec "La face cachée", sa première réalisation. Pour en arriver là, il a fallu du talent et du travail certes, mais aussi et surtout, dès le départ, cette noble ambition: "devenir Gérard Philippe"... et voilà le travail! Aujourd'hui, les jeunes de 19 ans aspirent plutôt à devenir Michael Youn ou Jamel Debouzze. Résultat? La culture s'appauvrit de jour en jour, ne dénichant plus ses talents que dans les castings de télé-crochets toujours plus indigents... et l''ANPE n'a jamais été aussi prospère! Puisse la réussite de Bernard Campan devenir un exemple pour cette jeunesse privée de repères. Le Gérard, qu'il se nomme Philippe ou autre, est une valeur d'avenir, nous ne le répèterons jamais assez. 

L'édito de septembre 2007

Depardieu, Jugnot, Lanvin, Lenorman, Majax, Schroeder... les Gérard célèbres sont si nombreux qu'on renonce à les compter! Coïncidence? Pas si sûr... et si le prénom que l'on porte avait une influence sur l'homme que l'on devient? Si l'on ne trouve aucune célébrité potable chez les Jean-Louis, Léon, Serge, Victorien, Henri ou Amédée, ce n'est sans doute pas pour rien. Quand on prénomme son enfant Gérard, c'est qu'on le prédestine à une vie hors du commun. Et quand bien même le Gérard ne devient-il pas une star des podiums ou des plateaux télévisés, son existence n'en laisse pas moins une trace. Gérard Simon, modeste artisan-charcutier de Ménouville-les-Gros, a décroché six années consécutives la médaille d'or du meilleur fromage de tête du concours général agricole de la Mayenne. Coïncidence? Gérard Lopez, employé de "La dieppoise assurances", a été décoré onze fois pendant sa carrière du titre d'employé du mois. Coïncidence? Les exemples de ce genre sont infinis et prouvent que si les Gérard s'avèrent souvent être de grands hommes, ce n'est pas tout à fait lié au hasard. C'est ce que nous tacherons de démontrer chaque mois dans les pages de Gérard Magazine, en rendant hommage aux Gérard de France et de Navarre, célèbres ou inconnus, mais quoi qu'il en soit toujours illustres.

 

retour à la page d'accueil