Courtisée par Gérard Miller
Une internaute témoigne !  

Alors que nous étions à deux doigts de supprimer notre rubrique "Appel à témoins" qui ne suscitait décidément aucune réaction, un message providentiel est tombé dans la boite mail de Gérard Magazine...

J'ai été courtisée avec insistance par Gérard Miller... Que dois je faire ?

Déjà, répondre à cette question: est-il parvenu à ses fins ?

Non.

Ce qui appelle une autre question: pourquoi ?

Je ne suis pas friande de ses regards mielleux.

Et sa discussion. N'a-t-il pas une discussion susceptible de séduire une femme ?

Elle est tout aussi mielleuse.

Y a t-il quelque chose chez Gérard Miller qui ne soit pas mielleux ?

Ses dents.

Et ces dents qui ne sont pas mielleuses, et donc pas à même de vous rebuter, pourquoi n'ont elles pas appelé un baiser ?

Bonne question. Cela doit être autre chose.

J'en déduis donc que les choses qui vous répugnent potentiellement chez un homme ne sont pas seulement à ranger dans la catégorie du mielleux. Une autre question donc, qui nous permettra d'avancer au mieux dans cette interview: avez-vous un type d'homme ? Et si oui, lequel ?

Je dois vous dire que je n'en ai pas (de type d'homme). C'est même un peu dangereux (selon moi) d'en avoir un.

Ecoutez, je suis pareil: je n'ai aucun type d'hommes. En dehors de son côté mielleux et de ses dents, quel détail (physique ou intellectuel) vous a déplu chez Gérard Miller ?

Intellectuel : sa suffisance. Physique : rien de particulier, mais quelque chose de déplaisant qui se dégage de sa personne. Il dragouille. (vous ne répéterez pas un mot  de ce que je viens de vous écrire, n'est ce pas ?)

Mais comment, mais enfin, mais c'est une interview ! 

Je suis ravie d'être interviewée dans le cadre de Gérard Magazine. Cependant, puisqu'il m'arrive de côtoyer Gérard Miller, vous comprendrez que je dois garder le plus strict anonymat. Je vous propose de mettre le nom de votre choix à la place du mien.

Soit, je vous appellerai donc Rachida Saladier. Alors Rachida, dites-moi, comment drague Gérard Miller ?

C'était lors d'une soirée cocktail-champagne-petits fours (j'ai des milliers de détails à vous raconter, qui seraient drôles peut-être, mais je ne peux pas vous les dire, c'est vraiment impossible, cela me fend le coeur mais enfin.....) Bref. La soirée était avancée, et je me retrouve face à lui. Il me regarde de son air mielleux et il me dit :

"Bonjour.. on se connaît, non? »

Oui, je dis.

"Vous travaillez ici ?"


Oui-oui, je dis.

Là, je ne me souviens plus de la suite. Cela ne présentait guère d'intérêt je crois. Mais il a continué à se dandiner légèrement en me jetant, à moi et à ma collègue de 27 ans, de petits regards mielleux.

Et ensuite il est parti sur un cours:

«Moi, quand j'interviewe quelqu'un, que ce soit n'importe quelle célébrité, je pose toujours la même question, systématiquement. Je leur demande : Comment vous sentez-vous? Et là, je dois dire, ça les surprend un peu. Parce qu'ils pensent que je vais leur parler de leur actualité, ils pensent que l'interview sera un peu promotionnelle, tout ça, mais pas du tout, je les emmène sur un tout autre terrain. Plus psychologique».

Après cette brillante démonstration, comme j'étais assez saoule,(quelle honte!) je crois que j'ai répondu quelque chose comme :

"Ah oui, moi ce que j'adore dans les interviews, ce sont les questions".

C'était affreux, parce que je ne me suis rendue compte du sens de cette phrase qu'après l'avoir dite. Et ensuite, hélas, je n'avais plus rien d'intéressant à dire à Gérard Miller, mais c'était heureux : car il a parlé tout seul. Jusqu'à vingt-deux heures.

Et moi je suis rentrée en métro.

Relisant cela, je me rends compte que cela n'est pas exactement une cour assidue, mais enfin... Tout est dans le regard mielleux et vaguement libidineux qu'il lance à toute groupie potentielle. Et je vous dis qu'une femme sait reconnaître ces regards-là.

Rachida, quel est votre animal préféré?

Peut-être le ragondin. Ses dents oranges me fascinent.

Préfèreriez-vous embrasser un ragondin ou Gérard Miller?

Je préfère Gérard Miller quand même.

Préfèreriez-vous embrasser Gérard Miller ou Gérard Lanvin?

Gérard Lanvin

Gérard Miller ou Gérard Depardieu?

Je vais vous surprendre, mais Gérard Depardieu. Je l'ai vu une fois dans un vieux film drôle de Roger Leenhardt qui s'appelle Le beatnik et le minet  et je l'ai trouvé très bien.

Miller ou Jugnot?

Miller.

Miller ou Darmon?

Darmon !

Le point d'exclamation vise-t-il à indiquer que ce serait avec plaisir? Mon dieu. Darmon me dégoûte. Pas autant que Miller certes, mais je crois que je préfèrerais définitivement renoncer à tout contact physique avec autrui plutôt que ne serait-ce que lui faire la bise. Mais baste, ce n'est pas moins l'interviewé. Gérard Miller ou Kate Moss?

Kate Moss.

Gérard Miller ou Christine Bravo?

Alors là, Gérard Miller sans conteste.  Parce que Christine Bravo, alors là, ce n'est vraiment pas possible.

Christine Bravo ou Claude Sarraute?

Claude Sarraute. Une fois je l'ai rencontrée et elle m'a appelée mon petit bouchon.

Claude Sarraute ou Steevy?

Claude Sarraute. Steevy c'est trop dur.

Miller ou Steevy?

C'est absolument cornélien. Miller, parce que Steevy, vraiment, ce n'est pas possible. Il est bête.

Ruquier ou Miller?

Miller. Ruquier, alors là, je ne peux pas. Sarraute est, j'imagine, moins méchante que ses acolytes.

Pouquoi pas Ruquier? On ne peut pourtant pas dire qu'il soit bête, ni méchant. Il a une tête de cul, certes, mais il est des culs qui appellent le baiser aussi... éclairez moi.

Une tête de cul qui appelle le baiser : c'est tarabiscoté mais pourquoi pas? Mais je dois dire que c'est difficile de choisir entre Ruquier et Bénichou, Miller et Steevy, la peste et la choléra... Ces gens sont tellement ineptes que c'en est touchant.. oh là là, je deviens méchante. Bon.

Comment imaginez-vous la chambre de Gérard Miller?

Je l'imagine remplie de livres, peu décorée, avec des objets narcissiques (photo de lui souriant mielleusement sur un plateau télé ? petit cadeau phallique offert par une groupie hystérique ? presse livres en fonte ?)

Comment imaginez vous Miller faire l'amour?

Mal, sans politesse ni délicatesse. A contrecoeur. De façon narcissique. Mais je peux me tromper.

Comment imaginez vous les sous-vêtements de Gérard Miller?

Je sèche.

Comment imaginez-vous le pénis de Gérard Miller?

Là aussi je sèche...

Rachida Saladier, merci.

 

 

retour au sommaire