Frédéric Royer
Fondateur des Gérard du cinéma, de la musique et de la télévision, au sujet de l'édition 2008 des Gérard du cinéma.

Frédéric Royer, c’est la troisième fois que vous êtes interviewé dans Gérard Magazine. Ca vous fait quoi ?

Vous voulez que je vous réponde sincèrement ? Ca commence à m’inquiéter. Sauf votre respect, je préfèrerais être sollicité par des publications telles que Le Monde ou le New York Times…

La cérémonie des Gérard du cinéma qui aura lieu le 13 mai prochain a été conçue dans un style « Michel Gondry ». En quoi consiste-t-il exactement ?

Il faudrait plutôt demander ça au concepteur de cette mise en scène, Arnaud Demanche. En ce qui me concerne je n’ai pas tout compris. Je crois qu’il s’agit de tout faire avec des bouts de ficelles et des morceaux de carton. Un truc très cool en tout cas.

Cette fois, la cérémonie ne sera pas retransmise sur Paris Première, mais sur le site internet de la chaîne. Pourquoi ce choix ?

J’aimerais vous dire en effet que c’est nous qui avons fait ce choix, et pourtant non : c’est une question de budget de la part de la chaîne. Il faut dire qu’ils n’avaient pas prévu de retransmettre les Gérard du cinéma, on avait signé au départ simplement pour les Gérard de la télévision une fois par an. Et puis Philippe Vandel leur coûte très cher.

Avez-vous vu les films auxquels vous vous apprêtez à décerner vos parpaings dorés ?

Je ne crois pas, non…

Pourquoi un tel acharnement sur Astérix et les jeux olympiques, que vous citez dans plus de la moitié de vos catégories ?

Comme je ne l’ai pas vu, je ne voudrais pas paraître trop abrupt, mais il me semble bien que c’est un des plus mauvais films de l’histoire du cinéma, fabriqué et marketté comme un baril de lessive.

Ne craignez-vous pas que le « Gérard de l’actrice que les journalistes s’obstinent à appeler mademoiselle alors qu’elle a plutôt une tête à ce qu’on l’appelle mémé » ne vous valent une nouvelle fois les foudres désapprobatrices de Matthieu Delormeau, le chien de garde des valeurs morales dans l’émission de Morandini sur Direct 8 ?

Oui et je dois vous avouer que nous avons pour cette raison longtemps hésité à inclure cette catégorie. Mais si Matthieu Delormeau nous gronde, je lui dirai tout simplement qui est à l’origine de cet intitulé : Stéphane Rose. Vous, quoi.

Que répondrez-vous aux fans de Jean-Paul Rouve qui s’indigneront très légitimement de voir leur idole nommée dans la catégorie du « Plus mauvais animal dans un rôle d’animal » ? 

Ses fans ne seront pas du tout indignés, au contraire, puisqu’ils se recrutent eux-mêmes parmi les animaux (chiens, canards, moustiques…)

Vous avez un problème avec les Roumains ?

Aucun, sauf quand je prends le métro.

Ca va sinon ?

Ca, mon ami, ça ne vous regarde pas.
 

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