Laurent Gerra : son vrai prénom serait Gérard !

Non, lecteur, tu n'as pas la berlue, nous rendons ici hommage à un Laurent, pour la bonne et simple raison que Laurent Gerra serait le nom d'emprunt de Gérard Lohent, et c'est un scoop de Gérard Magazine.

Né Bressan et Lyonnais de cœur profitons-en pour rendre hommage à cette grande ville qui nous a donné de nombreux humoristes du Patrimoine Français , Gérard Lohent, jeune et bourré de talent, aurait cédé à son premier agent qui prétextait la ringardise du prénom Gérard et la montée des Laurent. Commercialement, on ne peut pas dire qu'il se soit vraiment trompé, une belle brochette de Laurent a produit du gag à la tonne depuis le milieu des années 90 en France; mais, et il faudrait enquêter, combien de ces Laurent sont-ils des Gérard? Apprendra-t-on demain que Gérard Ruquier et Gérard Baffie se sont laissé embrigader par un agent peu scrupuleux? Et cette compromission n'est-elle pas pour rien dans la fin prématurée de la carrière de Gérard Violet? C'est un autre débat, qui déborde du cadre de ce magazine et pose clairement la question de la responsabilité de nos élus qui ont laissé se déliter une riche veine traditionnelle des prénoms français.

Il faut d'ailleurs signaler que c'est avant de prendre son nom de scène que le jeune Gérard, avec son spectacle "Gérard Lohent vous laisse cent voix", rencontre celui qui deviendra son complice pour toujours et, espérons-le, au-delà: Jean-Jacques Péroni. Pour l'anecdote, Gérard entre en scène en lançant à l'assistance clairsemée un sonore "Salut Lyon, ça bouge de la rosette?"; un jour, Péroni, présent dans la salle, lui rétorque un non moins sonore: " Tu m'étonnes, je vais te la fourrer au Jésus de Morteau, et t'iras jusqu'à Francfort " (*). Moment magique où le tout est supérieur à la somme des parties: dès les premiers instants, l'alchimie fonctionne. Elle ne s'arrêtera plus.

Le reste de l'histoire, vous le connaissez : Gérard va gravir les échelons de la gloire en se fréquentant les plus belles plumes (Jacques Martin, Bernard Mabille, Laurent Ruquier, Virginie Lemoine) avant de voler de ses propres ailes, car une telle aventure ne peut se vivre que seul. Ou avec Jean-Jacques Péroni.  

Gérard Zémétiers

(*) Certaines versions font état de salami et de cervelas. Entre nous, c'est très possible, il est maintenant difficile de séparer l'historique du légendaire. Remarquez, c'est tout aussi cocasse comme ça.

 

 

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